Samedi 2 mai 2009, Meursault (Côte-d'Or)

Au menu, un énorme poulet de Bresse (4 kg !) au vin jaune et aux morilles fraîches.
Autour de la table, deux couples de viticulteurs, mon épouse et moi.
Apéritif : Meursault Genevrières 98 puis 96, domaine Mikulski, Meursault, le 96 encore très vif, le 98 plus grassouillet, les deux très typiques des notes florales et minérales de ce magnifique premier cru.
Avec le poulet aux morilles :
- Bâtard-Montrachet 84, domaine Leflaive ;
- Montrachet 78, domaine Ramonet.
Les deux Montrachet brillaient d'une couleur d'or profonde et languissaient onctueusement sur les parois du verre. Dès le premier nez : une tonalité de truffe et de sous-bois frais, relevée d'épices très complexes.
Confirmation en bouche avec la surprise d'une fraîcheur et d'une élégante acidité témoignant, surtout pour le Montrachet, d'une belle jeunesse. Longueur en bouche exceptionnelle.
Tout cela, accordé aux parfums des morilles et aux arômes de noix du vin jaune de la cuisson, a donné une harmonie absolument sublime.
Le fromage venu, nous étions encore sous le charme des Montrachet, et nous nous sommes contentés d'un Pommard village 1985, du regretté Pierre Boillot, puis d'un Gevrey village 1969, de la maison Chanson.
Six convives, six bouteilles ; heureusement que les petits chemins dans les vignes permettent de circuler discrètement quand on rentre chez soi...

Jean-François Lecompte